Écouter pour soi-même : Leçons d’une prise de conscience personnelle
En écoutant des conférences de psychologues sur YouTube, j’ai réalisé quelque chose d’important.
Lorsque le psychologue parlait d’un trouble ou d’un comportement, je me disais immédiatement : « Ah, ça, c’est chez lui/elle ! » Mais
j’ai compris que je ne le faisais pas pour moi, mais toujours pour les autres.
Par exemple, je donnais des exemples venant de mon conjoint : « Regarde, c’est de ça qu’il/elle parle ! » Mais ce que j’avais tendance
à ignorer, c’est que moi aussi je partageais ce même trait… sans jamais me l’avouer.
Quarante et un ans à observer et comparer les habitudes de chacun, et c’est seulement maintenant que je me rends compte de cette erreur…
Cette prise de conscience m’a procuré une joie immense !
Depuis, j’écoute ces conférences avant tout pour moi-même, pour mon propre bien-être. 🌿
J’ai également compris quelque chose de fondamental : « Si je vais bien, l’autre va bien » ou « Si je donne de la valeur, je recevrai la même en retour »… Ce n’est pas toujours vrai.
En réalité, comme le dit le verset 194 de la sourate Al-Baqara, tout acte de bonté ou de respect a sa répercussion. Le respect et la considération se reflètent : quand on agit avec respect, on reçoit du respect. Quand on agit avec injustice, on en subit les conséquences.
Le respect est réciproque, il ne peut exister dans un seul sens. La réciprocité est la clé pour avancer ; un effort unilatéral est souvent vain.
Si vous ne recevez pas la reconnaissance que vous méritez dans votre travail ou votre cercle social, ne vous épuisez pas inutilement. Allah vous mettra sur le chemin de meilleures relations.
Personne ne doit vous aimer à votre place.
Tout comme nous n’aimons pas tout le monde, certains ne nous aimeront pas non plus. Il est important d’arrêter de tout faire pour les autres et de vivre un peu pour soi-même.
Je me souviens de mon enfance…
En allant chez un voisin, on disait : « Ne passons pas par ce chemin, il y a un chien ! » Même à cet âge, nous savions nous protéger des dangers. Mais en grandissant, nous avons tendance à oublier cela.
Aujourd’hui, poser des limites, élever la voix ou défendre ses droits peut être perçu comme un défaut.
Mais non. Certains méritent d’être évités, tout comme on évite les chiens. La bonté n’est jamais unilatérale ; le respect doit être mutuel.
Chacun a ses propres limites. La clé est de connaître ses limites tout en respectant celles des autres.
Ne pas le faire n’est pas un signe de bonté, mais de manque d’éducation.
Être capable de protéger ses frontières tout en respectant celles des autres n’est pas difficile, mais tout le monde n’y parvient pas.
Lorsque vous écoutez pour vous-même, vous réalisez que votre meilleur ami reste toujours vous-même. 🌸
On apprend à voir le bon côté des choses, à ne pas prendre les gens trop au sérieux, à ne pas exagérer et, de temps en temps, à sourire…
Merci à ces psychologues pour leur savoir, qu’Allah augmente leur science. Ces discussions m’ont vraiment fait du bien.
Avec salutations et prières,
𝓗𝓪𝓴𝓲𝓶𝓮 𝓖𝓾𝓵𝓼𝓾𝓶 𝓗𝓲𝓬𝓻𝓮𝓽